La crème solaire teintée a mieux tenu sous mon fond de teint que prévu

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La crème solaire teintée m’a laissé un voile humide sur la joue, pendant que la rue de Rennes grisait encore derrière la fenêtre. Ce mardi matin, j’étais sûre de moi, et j’ai lancé un test moitié-moitié, avec primer silicone d’un seul côté et fond de teint par-dessus. En tant que rédactrice beauté, j’ai déjà vu un maquillage tenir mieux que prévu quand la première couche est bien posée. Là, je voulais vérifier ce réflexe sur ma peau mixte, un peu déshydratée autour du nez, à deux pas de Saint-Placide et de Saint-Sulpice.

J’ai posé ma crème solaire teintée puis ajouté un primer silicone sur une moitié du visage, voici comment je m’y suis prise

J’ai posé la crème solaire teintée en deux couches fines, avec les doigts d’abord, puis en lissant très légèrement. J’ai attendu 15 minutes avant d’approcher le primer silicone, parce que je voulais laisser le film se stabiliser. Sur la moitié droite, j’ai ajouté ce primer en tapotant, puis j’ai appliqué le fond de teint à l’éponge humidifiée. Sur la moitié gauche, j’ai gardé la même base, sans silicone supplémentaire, pour comparer les deux côtés dans les mêmes gestes.

Je testais ma peau mixte dans une journée de printemps à 21°C, avec une humidité modérée et une lumière assez blanche. Mes joues tiraient un peu, surtout près du nez, et je voyais déjà une petite rougeur en bordure des ailes du nez. J’étais avec mon compagnon, sans enfants, et je savais que je n’aurais pas de retouche avant 6 heures. Cette contrainte m’intéressait, parce qu’elle ressemblait à une vraie journée de travail, pas à un test de salle de bains.

Je voulais mesurer trois choses, et je les ai notées au fil des heures. D’abord la tenue du fond de teint, ensuite le confort, puis la présence de pilling ou de séparation. Je regardais aussi la zone T, parce que c’est là que ma peau se met à briller plus vite. Et je voulais voir si le primer silicone allait retenir la matière, ou au contraire faire glisser l’ensemble.

Au fil de la journée, ce que j’ai vraiment vu sur ma peau mixte avec et sans primer

Au bout de 2 heures, la moitié sans primer gardait un fini plus net, presque plus calme. La zone T brillait déjà un peu sur les deux côtés, mais le front sans silicone restait plus homogène. Côté primer, j’ai vu la matière marquer plus vite au bord des ailes du nez, avec un début de séparation très léger. Rien de dramatique encore, mais j’ai compris que la suite allait compter.

Quand je posais l’index, j’avais d’abord une sensation de film qui accrochait sous les doigts, puis le toucher devenait plus lisse après 10 minutes. Sur la moitié avec primer, cette impression de glisse restait plus présente, comme si la matière n’avait jamais fini de se fixer. J’ai aussi remarqué la teinte de la crème solaire teintée dans les pores du nez avant même le fond de teint. Sous la fenêtre du bureau, le rendu paraissait plus uni, mais mon cou gardait une nuance un peu différente.

Vers la 4e heure, j’ai été frappée par des plaques sèches sous mes doigts, un phénomène que je n’avais jamais remarqué avec cette crème solaire teintée seule. C’était surtout net sur le front et le nez, là où le primer silicone semblait former des poches de matière. L’autre moitié tenait mieux, avec une brillance modérée, mais sans pilling visible. J’ai vu la couvrance se casser par endroits, puis revenir en plaque quand je fronçais les sourcils.

J’ai aussi constaté que la crème solaire teintée me faisait prendre moins de fond de teint que d’habitude. Sur la moitié sans primer, j’ai retiré une demi-pompe, et mes zones sèches n’ont pas pris cet aspect plâtre que je déteste. La teinte a suffi à neutraliser les rougeurs au premier passage, surtout autour des joues et des ailes du nez. J’ai été convaincue que cette sous-couche allégeait vraiment le rendu, à condition de ne pas charger derrière.

Le jour où j’ai compris que le primer silicone n’était pas mon ami avec cette crème solaire teintée

Au bout de 8 heures, la différence entre les deux moitiés était nette, et je l’ai vue dès que j’ai levé les yeux vers le miroir. La moitié avec primer montrait une séparation plus franche au niveau du front et des ailes du nez. La zone sans primer brillait, oui, mais le fond de teint restait en place. Je suis rentrée avec un teint moins uniforme d’un côté, pas avec un maquillage effondré.

En rentrant chez moi, j’ai eu ce choc tactile en sentant des petites bouloches sur la moitié avec primer, surtout près du sillon nasogénien. Je me suis retrouvée à effleurer la peau du bout des doigts, parce que le relief me gênait presque plus que la brillance. De l’autre côté, le film restait assez lisse, avec juste un peu de transfert sur mes doigts quand je touchais le nez. Pas terrible. Vraiment pas terrible.

Je crois que le problème vient de la superposition de deux films siliconés, et de mon attente qui n’a pas été assez longue sur les zones les plus sèches. Ma peau mixte, un peu déshydratée autour du nez, a aussi joué contre moi. J’ai vu que le primer arrivait trop tôt sur une base qui n’avait pas fini de s’installer. Je suis devenue plus méfiante avec ce type d’empilement, parce que la matière n’a pas pardonné le moindre excès.

Ce que j’en tire pour ma peau mixte, entre erreurs à éviter et alternatives à tester

Ce qui a fonctionné, chez moi, c’est la crème solaire teintée seule, laissée tranquille pendant 15 minutes. Le fond de teint a alors mieux tenu, avec moins de brillance en milieu de journée et moins de traces sur les doigts. J’ai aussi aimé le fait que les rougeurs restent plus discrètes au premier passage. Pour moi, qui aime un rendu léger et n’aime pas empiler trois couches, cette base m’a paru plus fiable sans primer.

  • je n’ai pas appliqué le fond de teint juste après la crème solaire teintée
  • je n’ai pas frotté le pinceau sur la matière, parce que ça déplace la couche teintée
  • je n’ai pas ajouté de primer silicone par-dessus une base déjà filmogène
  • je n’ai pas chargé les ailes du nez ni le contour de bouche
  • je n’ai pas mis de crème hydratante trop riche dessous

Pour la suite, je vais tester un primer matifiant sans silicone, puis un fond de teint plus léger, avec une texture plus fluide. Je veux aussi essayer une crème solaire teintée au toucher plus sec, parce que ma zone T réagit moins mal quand la base accroche un peu mieux. Je garde l’idée d’une application à l’éponge humidifiée, car c’est là que j’ai vu le moins de traces. Et je ferai attention à ne plus passer le pinceau en frottant, parce que ce geste m’a coûté trop de régularité.

À la maison, on vit à deux, mon compagnon et moi, sans enfants, et mes matins restent courts les jours chargés. Je n’ai pas de temps pour reprendre mon teint plusieurs fois, alors ce test compte pour mon rythme réel, pas pour une routine parfaite. Si ma peau devenait très sensible ou acnéique, je laisserais le sujet à une dermatologue, parce que je ne vais pas faire semblant de savoir ce que je ne maîtrise pas. Mon travail de rédactrice beauté m’a appris à m’arrêter là où mon observation finit.

Le verdict, rue de Rennes encore dans la lumière du soir, est simple pour moi: la crème solaire teintée a mieux tenu que prévu sous le fond de teint quand j’ai attendu 15 minutes et tapoté à l’éponge. Avec un primer silicone, j’ai vu du pilling, des plaques et une séparation plus nette sur la zone T. Pour quelqu’un qui cherche une tenue plus lisse sans surcharger sa peau, je retiens la base seule, pas la superposition des deux films.

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La rédactrice